
Selon le baromètre Bpifrance Le Lab T2 2026, 34 % des dirigeants de TPE-PME français sont en situation de trésorerie difficile, un chiffre stable depuis un an et nettement supérieur à sa moyenne historique. Ils décident vite, souvent seuls, dans un environnement que les soldes d’opinion Bpifrance situent à leurs plus bas niveaux hors crise sanitaire. Sur les dossiers que j’accompagne au cabinet, je vois la même chose toutes les semaines : ce n’est pas l’envie qui manque, c’est le regard qui croise le leur à un moment-clé.
L’accompagnement d’un dirigeant à Reims comme ailleurs ne se résume pas à une prestation de conseil. C’est la mise à disposition d’un œil qui a vu passer plusieurs centaines de dossiers de l’autre côté du bureau, côté banque puis côté DAF, et qui sait dire avant tout le monde où ça va caler.
| Le saviez-vous ? |
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| 34 % des TPE-PME déclarent une situation de trésorerie difficile au T2 2026 (Bpifrance Le Lab – Rexecode) 45 % des dirigeants de PME et ETI se disent isolés dans leur fonction (étude Bpifrance Le Lab « Vaincre les solitudes du dirigeant« ) 40 % des dirigeants citent le coût du crédit comme obstacle majeur, soit nettement plus qu’avant la crise sanitaire (Bpifrance Le Lab T4 2025) 9 business plans sur 10 sont inadaptés aux grilles de lecture bancaires actuelles (observation du cabinet) |
Pourquoi un dirigeant a besoin d’un regard extérieur
Diriger une TPE ou une PME, c’est cumuler quatre métiers en un seul siège : opérationnel, commercial, financier, RH. Avec un bonus pour les dirigeants de la Marne et du Grand Est : ajouter le pilotage d’un secteur (industrie, BTP, CHR, services) qui a ses propres codes bancaires.
Le résultat, je le vois sur quasiment tous les premiers rendez-vous au cabinet : un dirigeant qui maîtrise très bien son métier de base, qui a un instinct correct sur les chiffres, mais qui prend ses décisions structurantes seul. Personne pour lui dire si son ratio annuité/EBE va passer en analyse bancaire. Personne pour challenger son business plan avant qu’il arrive devant le chargé d’affaires. Personne pour anticiper la zone de turbulence à 18 mois.
L’expert-comptable est focalisé sur sa mission de tenue et de bilan. La banque est juge et partie. Les proches comprennent rarement les enjeux. Le dirigeant porte seul. L’enjeu d’un accompagnement n’est pas de remplacer ces interlocuteurs. C’est de combler le vide entre eux.
Ce que je fais réellement quand j’accompagne un dirigeant
Avant de fonder NH Consulting en 2017, j’ai été chargé d’affaires entreprise en banque pendant plusieurs années, puis DAF en PME. Les deux côtés du dossier. Je sais ce qui se passe quand un dossier de financement remonte au comité de crédit, et je sais ce qui se passe le lundi matin dans la salle de réunion d’un dirigeant qui apprend qu’on lui refuse son renouvellement de ligne.
Concrètement, l’accompagnement chez NH Consulting prend trois formes principales selon la situation du dirigeant.
1. Le financement et la structuration de projet :
Préparation d’un dossier bancaire qui passe les comités, négociation des conditions, sourcing des dispositifs publics adaptés (Bpifrance, prêt d’honneur, garanties régionales), montage des opérations complexes (croissance externe, lease-back, restructuration de dette).
2. Le retournement et la gestion de crise :
Quand la trésorerie se tend, quand un gros client tombe, quand la banque dénonce un découvert. Diagnostic 360°, négociation avec les créanciers, échéanciers URSSAF et TVA, mobilisation du médiateur du crédit aux entreprises, et si nécessaire orientation vers les procédures préventives (mandat ad hoc, conciliation). Le métier d’un consultant en gestion de crise se joue dans les premières semaines, pas dans les derniers jours.
3. La transmission et la cession :
Préparation à 3-5 ans, valorisation, structuration de l’opération (LBO, OBO, holding de reprise), Pacte Dutreil, accompagnement jusqu’au closing. Le timing fait la différence entre une bonne cession et un compromis subi.
À cela s’ajoute la spécialité du cabinet sur le financement CHR (Cafés, Hôtels, Restaurants), un secteur où l’expertise sectorielle change radicalement les chances d’obtenir le crédit.

Notre méthode en 4 étapes
Tous les accompagnements ne se ressemblent pas, mais le séquencement est le même.
Étape 1 — Diagnostic. Un échange stratégique de 45 minutes en cabinet ou en visio. Je cherche à comprendre la situation réelle, pas celle qui figure dans les chiffres. Le bilan ne dit jamais tout : la dynamique commerciale, la relation bancaire, la fatigue du dirigeant, la qualité du second niveau pèsent autant que les ratios.
Étape 2 — Cadrage de la mission. Périmètre, livrables, calendrier, budget. Une mission de diagnostic complet se cale en général sur 5 jours ouvrés étalés sur deux à trois semaines, avec une lettre de mission qui borne les choses dès le départ.
Étape 3 — Mise en œuvre. Travail sur les documents (business plan, dossier bancaire, prévisionnel de trésorerie, mémorandum de cession selon les cas), négociation aux côtés du dirigeant ou en délégation, mobilisation du réseau (banques, Bpifrance, Réseau Entreprendre, mandataires, repreneurs).
Étape 4 — Suivi. Une fois la situation cadrée, je reste disponible pour les rebonds. Beaucoup de dossiers ont une suite à 6 mois (renégociation, nouvelle opération, sortie de procédure) qu’il est plus efficace de traiter avec quelqu’un qui connaît déjà le contexte.
| 💼 Cas concret — Quand un excellent dossier passe à condition de redessiner le montage Quand j’étais chargé d’affaires entreprise en banque, j’ai reçu un prospect qui voulait reprendre une belle entreprise de négoce destinée au secteur CHR. Le profil du repreneur était excellent, l’apport solide. La banque du cédant avait pourtant refusé : la cible avait l’équivalent d’un an de chiffre d’affaires en trésorerie, ce qui complexifiait énormément le montage. La banque finançait en réalité un fonds de commerce gonflé par du cash qui n’avait rien à faire là. Je lui ai proposé un crédit court terme d’un an et un calendrier en deux temps. D’abord, le cédant distribue un gros dividende avant la vente pour évacuer la trésorerie excédentaire. Ensuite, le repreneur signe sur un fonds de commerce ramené à sa juste valeur, et rembourse le CT avec le surplus de trésorerie générée. Le cédant a tiqué sur la fiscalité du dividende, mais son départ en retraite pesait plus lourd pour lui que l’optimisation fiscale. Il a accepté. Signature trois mois jour pour jour après le premier entretien. L’enseignement : un dossier « bon » peut être refusé sur une question de structure, pas de fond. Le travail d’accompagnement consiste à redessiner le montage avant de présenter le dossier, pas à plaider la cause d’un dossier mal monté. |
L’expertise du parcours bancaire et de la DAF
Ce qui fait la différence dans la lecture d’un dossier, c’est de l’avoir vu sous trois angles. Comme chargé d’affaires bancaire, j’ai été celui qui dit oui ou non à un crédit. Comme DAF en PME, j’ai été celui qui prépare le dossier qu’on présente au banquier. Comme consultant depuis 2017, je suis celui qui aide à arbitrer, en amont des deux.
Cette triangulation change la nature de la conversation avec une banque. Un dirigeant qui arrive seul devant son chargé d’affaires défend son projet. Un dirigeant accompagné par quelqu’un qui sait comment se construit un comité de crédit anticipe les objections avant qu’elles ne soient formulées. Le dossier devient lisible avant d’être lu.
C’est aussi vrai en gestion de crise. La plupart des dirigeants qui me contactent en situation tendue ont attendu trop longtemps. Ils espéraient que le retour de trésorerie d’un gros règlement client allait débloquer la situation. Il n’a pas débloqué. La banque s’est durcie. L’URSSAF a relancé. Le cercle s’est refermé.
| 💼 Cas concret — Anticiper la dégradation du futur bilan pour se financer Sur un dossier d’entrepreneur en travaux agricoles que j’ai accompagné côté banque, le bilan N-1 était excellent (environ 200 000 € d’EBE pour une activité saisonnière) mais l’année N s’annonçait en repli de 15 à 20 % à cause d’une sécheresse printanière qui avait écourté la saison d’ensilage. Le dirigeant regrettait d’avoir autofinancé un tracteur de 80 000 € l’hiver précédent. En montant un lease-back sur le tracteur, on a reconstitué 60 à 70 000 € de trésorerie avant l’hiver suivant. La fenêtre de tir bancaire dépend des bilans passés, pas de l’année en cours — encore faut-il l’actionner pendant qu’elle est ouverte. |
Quand on appelle tôt, il reste des leviers. Plus on attend, plus on subit.
Reims, Grand Est, national : un ancrage et une mobilité
Le cabinet NH Consulting est implanté à Reims, 77 rue Émile Zola, dans le centre. C’est l’ancrage géographique du quotidien : Reims, Épernay, Châlons-en-Champagne, Soissons, Laon, Château-Thierry, Charleville-Mézières, Meaux. Le Grand Est et le sud de la Picardie.
L’ancrage local compte pour trois raisons concrètes. D’abord, la proximité opérationnelle : un déplacement sur site reste possible dans la journée pour un diagnostic ou une réunion avec une banque. Ensuite, la connaissance des acteurs régionaux : Initiative Grand Reims, Réseau Entreprendre Champagne-Ardenne (dont je suis adhérent), la Région Grand Est, les CCI locales, les banques régionales. Enfin, la compréhension du tissu sectoriel local (champagne, agro-industrie, BTP, négoce, services aux entreprises).
L’organisation du cabinet permet par ailleurs d’intervenir nationalement. Une bonne moitié des dossiers traités sont hors région, en visio pour la partie diagnostic et présentation, en déplacement ponctuel pour les réunions structurantes (banque, comité de crédit, signature). La spécificité CHR notamment amène des dossiers de toute la France.
Quand appeler un cabinet d’accompagnement
Trois signaux qui justifient un échange. Et que je vois trop souvent traités trop tard.
Vous êtes en train de préparer une opération structurante. Reprise d’entreprise, croissance externe, refinancement de dette, première grosse ligne d’investissement, ouverture de capital. C’est le bon moment, parce que les options sont encore ouvertes. Une fois le compromis signé ou le dossier déposé en banque, la marge de manœuvre se rétrécit.
Votre trésorerie devient inconfortable. Pas encore en crise, mais le rythme des découverts mensuels s’allonge, les délais fournisseurs se tendent, la banque commence à demander des reportings supplémentaires. C’est la fenêtre où les procédures préventives (mandat ad hoc, conciliation) sont efficaces. Trois mois plus tard, ces outils existent encore mais leur efficacité s’effondre.
Vous envisagez une cession à 3-5 ans. C’est l’horizon où la préparation paie vraiment. Améliorer la structure de bilan, sécuriser le passif, formaliser les processus, préparer l’équipe de seconde ligne demande du temps. Et c’est le temps qui valorise.
En revanche, un cabinet d’accompagnement n’est pas le bon interlocuteur pour de la stricte expertise comptable, de l’audit légal, ou de l’expertise juridique fine (droit fiscal, droit social spécialisé). Sur ces sujets, on travaille en partenariat avec les conseils habituels du dirigeant.

Conclusion — Le bon moment, c’est rarement celui qu’on croit
L’erreur la plus fréquente que je vois sur les dossiers qui arrivent au cabinet : avoir appelé trop tard. Pas par négligence, mais parce que le dirigeant pensait qu’il maîtrisait, ou qu’il fallait attendre que la situation se précise.
Sur les opérations de financement ou de cession, les options sont les plus larges 6 à 12 mois avant l’échéance. En gestion de crise, les procédures préventives sont les plus efficaces 6 mois avant que la situation ne devienne procédurale. Dans les deux cas, c’est la zone grise où le dirigeant ne sent pas l’urgence, et c’est précisément la fenêtre où l’accompagnement rend le plus de valeur.
Si vous vous reconnaissez dans une des trois situations décrites plus haut, un échange stratégique de 45 minutes est gratuit et sans engagement. À l’issue de cette première conversation, nous vous dirons honnêtement si un accompagnement est pertinent — et si non, vers qui vous orienter.
| À PROPOS DE L’AUTEUR |
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| Nicolas Habare est fondateur de NH Consulting (Reims), adhérent du Réseau Entreprendre Champagne-Ardenne et ancien maire de Bourgogne-Fresne. Ancien chargé d’affaires en banque, puis DAF en PME, il accompagne depuis 20 ans les dirigeants de TPE-PME françaises sur leurs problématiques de financement, retournement et transmission d’entreprise. |
FAQ — Accompagnement des dirigeants
Une mission de diagnostic complet est facturée entre 2 500 et 4 500 € HT selon la taille et la complexité du dossier. Les missions de mise en œuvre (financement, retournement, cession) sont devisées au cas par cas. L’échange stratégique initial de 45 minutes est gratuit et sans engagement.
L’expert-comptable a une mission légale de tenue et de présentation des comptes, parfois étendue au conseil. Un cabinet d’accompagnement comme NH Consulting intervient sur le pilotage stratégique, le financement, la gestion de crise et la transmission. Les deux sont complémentaires : sur la plupart des missions, je travaille en lien étroit avec l’expert-comptable du dirigeant.
Oui, environ la moitié des dossiers du cabinet sont nationaux. L’organisation est calibrée pour des missions en visio sur la partie diagnostic et analyse, avec des déplacements ponctuels pour les réunions structurantes (banques, comités de crédit, signatures). La spécialité CHR amène notamment des dossiers de toute la France.
Le premier échange de 45 minutes est gratuit, sans engagement, et permet de qualifier la pertinence d’une mission. Si une mission est lancée, elle fait l’objet d’une lettre de mission claire avec périmètre, livrables, calendrier et honoraires.
Le cabinet intervient sur des entreprises avec un chiffre d’affaires entre 500 K€ et 30 M€. En dessous, les enjeux financiers ne justifient pas toujours l’investissement. Au-dessus, les besoins relèvent plutôt de directions financières internes ou de cabinets M&A spécialisés.
Sources citées
Code de commerce, articles L611-3 et suivants (procédures préventives) – Legifrance
Bpifrance Le Lab – Rexecode, Baromètre TPE-PME T2 2026 (mai 2026)
Bpifrance Le Lab – Rexecode, Baromètre TPE-PME T4 2025 (janvier 2026)
Bpifrance Le Lab, étude Vaincre les solitudes du dirigeant
Médiateur du crédit aux entreprises – Banque de France